Couvent des Cordeliers
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Les cordeliers, c’est le nom que prirent les franciscains établis en France. Cette appellation remonte à saint Louis, en effet, pendant la croisade de 1250, le roi ayant remarqué des religieux très combatifs demanda leur...
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Les cordeliers, c’est le nom que prirent les franciscains établis en France. Cette appellation remonte à saint Louis, en effet, pendant la croisade de 1250, le roi ayant remarqué des religieux très combatifs demanda leur nom. On lui répondit qu’ils étaient «de cordes liés» (cordeliers) puisqu’ils portaient un vêtement large de gros drap gris, avec une ceinture de corde.
Ils appartenaient à l’Ordre des Frères mineurs, appelés encore Franciscains, fondé par saint François d’Assise. C'était un des ordres mendiants : ils ne devaient rien posséder ni en propre ni en commun et ne vivre que d'aumônes.
Les religieux cordeliers, de l’ordre de Saint François, s’établissent à Bernay en 1275.
On peut encore voir des vestiges de ce couvent, installé non loin de l’abbaye, ce qui n’a pas été sans amener quelques frictions avec les moines bénédictins.
Les bâtiments en galandage, ornés de monogrammes et symboles religieux datent du XVIIe siècle. La chapelle, transformée en théâtre à la Révolution a été démolie, mais la rue « de la Comédie » lui doit encore aujourd’hui son nom.
A ce jour, seul le cloître est visible portant des monogrammes CF (Cordeliers Franciscains) et quelques symboles religieux.
En 1563, lors de la prise de ville par les troupes calvinistes, le supérieur de la communauté, le père André Duguay est martyrisé pour sa foi. Il est encore honoré à Bernay sous le nom quelque peu équivoque de Saint Paty.



