Basilique Notre Dame de la Couture
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Un berger, une statue de la Vierge, une relique mariale et la visite de Saint Louis.
Une première chapelle vouée à Saint-Germain d’Auxerre avait été établie au bord de la rivière vers les Ve et VIe siècles.
Selon...
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Un berger, une statue de la Vierge, une relique mariale et la visite de Saint Louis.
Une première chapelle vouée à Saint-Germain d’Auxerre avait été établie au bord de la rivière vers les Ve et VIe siècles.
Selon la tradition, un mouton gardé par son berger, aurait découvert une statue de la Vierge en grattant le sol et une église aurait été construite à cet emplacement par la suite.
L’église Notre Dame de la Couture, devint rapidement un important lieu de pèlerinage, en effet une tradition veut que l’église ait possédé une précieuse relique : des cheveux de la Vierge.
Ainsi, du XIe au XVIIIe siècle, le site devient rapidement un lieu de pèlerinage important et reçoit notamment la visite de Saint-Louis en 1231.
Elle doit son nom de la « Couture » déformation de « Culture » aux terres labourables sur lesquelles elle a été édifiée.
L’église actuelle, troisième édifiée sur ce site, est sans cesse remaniée et agrandie entre le XIVe et le XIXe siècle.
L’édifice en forme de croix latine est composé d’une vaste nef centrale accolée de bas-côtés, d’un vaste transept. Le chevet date du début du XVIe siècle, la chapelle axiale est datée de l’année 1600, le déambulatoire et les chapelles ne sont pas antérieurs au milieu du XVIe. La nef et le chœur, construits au XVe siècle, sont couverts de voûtes en bois, tout comme les bas-côtés et les croisillons du transept. La chapelle Notre-Dame du Rosaire placée derrière le chœur date de la fin du XVIe.
A la fin du XIXe siècle, dans la mouvance de Viollet-Leduc, les voûtes de la nef et des transepts sont restaurées tout comme les peintures murales héritées du XVIIIe siècle.
La façade est soutenue à droite par une grosse tour carrée en grès surmontée d’une élégante flèche octogonale flanquée de quatre clochetons, d’abat-sons et d’échauguettes en encorbellement.
Le portail est surmonté d’un riche tympan flamboyant. Les vantaux de la porte de chêne sont composés de 32 panneaux finement sculptés dans le style gothique du XVe siècle.
Les murs vus de l’extérieur, montrent des matériaux typiquement normands : le grison, la pierre calcaire, le grès, le silex noir.
Le portail latéral et son porche de style Renaissance ont été réalisés à la fin du XIXe.
Les riches vitraux, dédiés à la Vierge, datent des XVe, XVIe, XVIIe, et XIXe siècles.
Un vitrail du transept et ceux des collatéraux de la nef remontent à la fin du règne de Louis XI.
L’église, classée MH par arrêté du 30 mars 1906, a été instaurée basilique par Monseigneur Roncalli, futur pape Jean XXIII en 1950.



